L’approche mais pourquoi?

Object Neuf: L’approche <mais pourquoi?>

 

Slogan: Lorsque vous travaillez sur une initiative, vous devrez bien sûr faire face à des défis sous tous leurs aspects. Cependant, avant de passer à la mise en œuvre d’une solution possible au problème auquel vous êtes confronté, il est important de prendre du recul et d’explorer la cause première de ce problème. En tant que mobilisateur de la communauté, il est impératif de creuser profondément pour comprendre et reconnaître le contexte dans lequel se situe le problème et les facteurs qui y contribuent, afin de développer la meilleure solution possible avec la communauté impliquée. Des solutions bien intentionnées qui ne correspondent pas ou ne sont pas adaptées au contexte dans lequel se trouve une communauté peuvent souvent causer plus de dommages, car des conséquences et des réactions inattendues peuvent survenir dans la communauté à la suite de cette déconnexion.

1.1 Réseau Shams – Première partie

Dans cette vidéo suivante, Serene et Baraa de Shams Network, une entreprise sociale qui soutient et fournit des programmes et des initiatives communautaires à l’intention des réfugiés syriens et des membres de la communauté d’accueil au Liban, décrivent une situation survenue alors qu’ils exploitaient une soupe populaire dans les camps de Sabra Beyrouth L’entrevue est divisée en deux parties et nous vous demanderons de répondre aux questions après chaque partie.

[vidéo une – arabe]


1.2 Portefeuille électronique de mobilisation de la communauté: mais pourquoi? Approche

Dans votre e-Portfolio de mobilisation, répondez à ces questions qui sont attribuées à Mais pourquoi? Approche section sur votre formulaire.

Que pensez-vous de la réaction de Serene? Selon vous, dans quel contexte, Fadel a-t-il pris plus de sacs de repas à chaque fois? Selon vous, quelle devrait être la réaction de Serene face à cette situation?

1.3 Shams Network – Deuxième partie

Après avoir formé un premier avis sur le problème en question, Serene et Baraa nous expliquent dans son vidéo le contexte du problème et les raisons qui ont incité Fadel à le faire.

[vidéo deux – arabe]

1.4 Portefeuille électronique sur la mobilisation communautaire: L’approche <mais pourquoi?>

Dans votre e-Portfolio de mobilisation, répondez à ces questions qui sont attribuées à la section L’approche <mais pourquoi?> sur votre formulaire.

Que pensez-vous de la façon dont ils ont géré la situation? Qu’auriez-vous fait différemment?

Avez-vous rencontré un problème dont la solution n’était pas aussi simple qu’au début? Quels outils supplémentaires utiliseriez-vous pour vous assurer que la solution proposée est la bonne?

Transparance et Connaissance

OBJET HUIT: TRANSPARENCE, CONFIDENTIALITÉ, RECONNAISSANCE

1.1  Être éthique à propos de la collecte de connaissances

Construire une relation forte et éthique avec les gens et les lieux avec lesquels vous apprenez à propos du monde est très important. L’un des premiers moyens de vous assurer de bâtir cette relation consiste à penser à la transparence, à la reconnaissance et à la confidentialité. La transparence signifie d’être ouvert au sujet des raisons pour lesquelles vous recueillez des connaissances, d’être ouvert envers les personnes avec lesquelles vous allez partager des connaissances, et d’être ouvert au sujet de ce que vous allez partager. Tous ceux qui participent à votre apprentissage doivent comprendre ces choses. Vous devez également faire preuve de transparence vis-à-vis les personnes avec lesquelles vous rapportez les résultats de votre apprentissage et la manière dont vous les avez obtenus. Le seul cas ou vous devriez cacher quelque chose c’est si c’est important de le cacher

Vous devriez seulement cacher quelque chose, sur la façon dont vous avez obtenu vos connaissances ou sur la personne qui vous a partagé ces connaissances, si c’est nécessaire de le cacher pour protéger des gens du mal.

Préserver la vie privée des personnes est souvent un moyen de les protéger. Les gens ont le droit d’avoir leurs pensées et leurs opinions personnelles protégés. S’ils les partagent avec vous, c’est parce qu’ils ont confiance en vous ou parce qu’ils veulent vous aider à acquérir des connaissances, vous leur devez la possibilité de cacher leur identité. Par exemple, si vous parlez aux gens des raisons pour lesquelles il est difficile de vivre et de travailler au Liban sans papiers de résidence, ce n’est pas une bonne idée d’afficher leurs noms et leurs photos sur Facebook sans avoir leur permission. Cela pourrait leur causer des ennuis. Même si les informations ne sont pas si sensibles, les personnes ont le droit de ne pas être identifiées avec les informations qui vous ont été communiquées, ou d’avoir l’attention attirée sur leur participation.

Par conséquent, vous devez, aux personnes qui vous partagent des connaissances, être transparent quant à ce que vous faites et à ce que vous allez faire de leurs informations. Vous devez ensuite leur parler de leurs préférences concernant la confidentialité. Si vous risquez de leur faire du mal en partageant les informations qu’ils vous communiquent, qu’il s’agisse de leur nom, de leur lieu d’origine ou de quelque chose qui leur est arrivé, c’est votre responsabilité, en tant que la personne qui rassemble les connaissances, de tout faire pour assurer la confidentialité de leurs informations personnelles.

Cependant, le revers de la médaille est que les personnes ont le droit d’être reconnues pour avoir des connaissances et être une source de sagesse. Souvent, de nombreux chercheurs apprennent des choses des membres de communautés, puis présentent ce qu’ils ont appris comme si ce sont leurs idées et leurs informations. Ce n’est pas juste pour les personnes qui les ont enseignées- elles deviennent invisibles dans le processus! Pensez-y comme la recette de cuisine de votre grand-mère: si une personne vous demande comment vous avez créé une assiette aussi unique, vous direz toujours à cette personne que c’est la recette spéciale de  votre grand-mère. Si les membres d’une communauté qui ont partagé des connaissances avec vous voudraient être reconnus, et si c’est personnes ne courent aucun risque en étant reconnus, ils ont alors le droit d’avoir cette reconnaissance. (S’il y a un risque, vous devez être honnête avec eux à propos du risque. Ils ont le droit de décider pour eux-mêmes si être reconnu vaut le risque).

1.2 Recevoir la permission

Les universités disposent d’un processus formel par lequel les chercheurs (les personnes qui collectent des connaissances) recueillent la permission des personnes qu’ils ont l’intention d’étudier, et s’assurent de faire preuve de transparence, garantissant la confidentialité des participants et offrant des possibilités de reconnaissance. Le processus formel de certification en éthique de la recherche, dont ceci fait partie, est le résultat de nombreuses activités contraires à l’éthique qui ont été menées par des chercheurs, en particulier dans les domaines de la recherche médicale et psychologique.

Voici le formulaire que l’équipe du CMIC a présenté aux personnes interrogées qui ont réalisé les vidéos que vous avez visionnées auparavant. Nous avons utilisé la version du formulaire en anglais ou en arabe, en fonction de la langue parlée ou lue par la personne. Vous pouvez voir comment nous leur avons expliqué le projet afin d’être transparents. Une fois que nous leur avons demandé s’ils souhaitaient être interviewés, ils avaient le choix d’être enregistrés et le choix de présenter leur nom. Certains d’entre eux ont choisi de partager uniquement leur prénom plutôt que leur nom complet. D’autres ont choisi de faire un enregistrement audio plutôt que d’être filmé. Et d’autres personnes avec lesquelles nous avons parlés et avec lesquelles nous avons fait connaissance ont demandés de ne pas être enregistré et de rester anonyme. Nous les avons remerciés personnellement et nous avons partagé la sagesse qu’ils nous ont enseignée, mais nous respectons ce choix et nous gardons leurs noms confidentiels.

[Image du formulaire de consentement que j’ai utilisé en Palestine]

La plupart des mobilisateurs communautaires n’utilisent pas un document officiel comme celui-ci, car cela pourrait rendre les gens mal à l’aise. [EXEMPLE DE DOCUMENT AVEC

Pour votre propre apprentissage et votre propre acquisition de connaissances, il est souvent préférable de parler aux gens à propos de ce qu’ils préfèrent. Soyez ouvert et transparent avec eux et donnez-leur des choix en matière de vie privée et de reconnaissance. Il n’existe pas de système parfait pour vous assurer que vous faites de bons choix éthiques quant à la manière de travailler avec les gens pour en tirer des enseignements. Au lieu de cela, assurez-vous d’écouter, de réfléchir et de donner la priorité à vos bonnes relations avec les personnes avec lesquelles vous travaillez. Si vous faites une erreur ou blessez quelqu’un, présentez vos excuses et essayez de corriger la situation.

1.3 Portefeuille électronique de mobilisation communautaire : transparence, vie privée, responsabilité

Dans votre e-Portfolio de mobilisation, répondez aux questions qui sont attribuées à la section « Transparence, confidentialité, responsabilité » sur votre formulaire.

Quels sont les moyens les plus importants qui vous permettent de faire preuve de transparence dans votre travail, à la fois pour recueillir des connaissances et pour mener votre mobilisation? Avec qui avez-vous besoin d’être transparent?

Quels sont les problèmes de confidentialité que la collecte de connaissances ou la réalisation de votre projet pourraient soulever? Comment allez-vous résoudre ces problèmes?

Comment pouvez-vous honorer les personnes qui ont partagé leurs connaissances avec vous?

Pensée Critique

Objet 7: Pensée Critique

 

Une chose importante est de différencier entre la connaissance et les suppositions. Souvent nous postulons que quelque chose est vrai, parce que c’était vrai dans une circonstance différente, parce qu’une personne de confiance nous l’avait dit, ou parce que ça correspond à ce que nous pensons généralement. Mais pas toutes nos suppositions sont correctes. C’est important de faire deux choses avec nos présomptions. Le premier, c’est de les tester: est-ce qu’elles sont justes, ou est-ce qu’il existe quelque chose dont nous n’avons pas pris en compte? Le second est de réfléchir pour savoir si elles correspondent vraiment avec ce que nous pensons, ou si nous supposons qu’elles sont vrais parce que quelqu’un nous l’avait dit. Par exemple, voici Heyam, qui dirige un centre communautaire dans la vieille ville de Jérusalem, sur les raisons pourquoi il est important de faire appel à la pensée critique:

 

VIDÉO: HEYAM – Arabe

Transcription:

Quand nous parlons de pensée critique, nous parlons de pensée supérieure, qui consiste à penser, analyser, évaluer, résoudre des problèmes, penser au futur [03:30] accepter les autres, communiquer avec les autres, avoir confiance en soi, toutes ces questions aideront le peuple palestinien. qui vit à Jérusalem pour ne pas prendre les choses pour acquises, pour comprendre les choses de plusieurs points de vue, pour trouver plus d’une solution à un problème auquel il est confronté, il ne se laisse pas entraîner par un dicton ou une opinion [04:00] quiconque lui parle sans y penser, que ce soit correct ou faux, qu’il ne se fie pas à l’évaluation des autres, lui dit que c’est haram (interdit) ou halal (autorisé), sans qu’il se demande pourquoi tel ou tel. Il est très important qu’un enfant ou un jeune homme pose des questions sur toutes les situations dans lesquelles il vit et qu’il ne prenne pas pour acquis [04:30] qu’il ne traite pas de choses comme celle de son ami, de son voisin, de son père, de sa mère, doit avoir sa propre façon unique de traiter les choses. Ceci est très important pour qu’une personne apprenne à rester en place, à résister et à évoluer.

 

La pensée critique est importante pour les mobilisations communautaires car nous devons tous prendre du recul et remettre en question nos hypothèses sur nos communautés, nos besoins et les possibilités qui s’offrent à nous.

 

1.2 Portefeuille électronique sur la mobilisation communautaire: esprit critique

Dans votre e-Portfolio de mobilisation, répondez aux questions attribuées à la section Pensée critique de votre formulaire.

Quelle hypothèse avez-vous à propos de votre communauté ou du problème que vous soulevez? Comment vérifiez-vous cette hypothèse? Qu’est-ce qui vous convaincra que votre hypothèse est fausse?

Réflexion après l’action

OBJET SIX : Réflexion après l’action

1.1 Jai Sen

La fin d’un projet ou d’une phase d’organisation particulière est un moment où la plupart des gens veulent prendre une pause. Ceci est très important pour vous protéger et protéger les personnes avec lesquelles vous vous mobilisez contre le risque de devenir trop épuisé pour faire votre travail. Cependant, il est extrêmement important de prendre le temps, à la fin d’un projet, de consolider et de réviser ce que vous avez appris au cours du processus et de résoudre les problèmes survenus. Voici Jai Sen, chercheur et militant Indien, décrivant ce qu’il a appris sur l’importance de la réflexion après l’action.

VIDÉO: JAI SEN (Anglais)

Transcription:

Nous – dans le mouvement avec lequel nous étions impliqués, nous n’avons pas passé (18h45) assez de temps pour réfléchir à ce que nous faisions. Nous étions toujours tellement occupés à faire les choses et à passer à l’étape suivante et à essayer (18h55) de gérer les choses. Je pense que dans notre travail, nous avons essayé de réféchir parfois, mais presque toujours, ce temps a été pris (19h05) en nous concentrant sur la prochaine tâche à accomplir et sur ce qui devrait être fait – penser à l’avenir. Nous (19h15) avons rarement compris pourquoi nous avions perdu une bataille spécifique: pourquoi cette communauté avait-elle été expulsée, quelles étaient les faiblesses de ce que nous étions en train de faire (19h25)? Pourquoi n’avons-nous pas pu empêcher cela? Est-ce qu’il n’y avait pas assez de préavis? Était-ce un désaccord entre les membres de la communauté (19:35)? Était-ce le fait que leur leadership avait été acheté? Quelles sont les choses qui se produisent dans les mouvements? J’ai découvert cela (19:45) – et c’est pour cette raison que j’ai étudié des mouvements auxquels je n’avais pas été impliqué, car la même chose se passait là-bas. Il n’y a pas eu assez de temps donné (pour regarder en arrière) (19h55) et il y avait aussi de nombreux jeux de pouvoir au travail – compétitions et tensions de mouvement – au point d’attaquer (20h05) ceux avec lesquels nous sommes en désaccord. (20:15) Dans mes écrits, j’ai eu tendance à me concentrer davantage sur cela, et même lors de mes recherches (20:25), je me suis concentré sur cela au lieu de regarder la simple histoire.

1.2 Bait Byout

À la fin d’une action ou d’un projet, c’est également un bon moment pour consulter les personnes avec qui vous travaillez. Rebâtissez vos relations avec eux (voir l’objet intitulé Relations de rationalité et de responsabilité dans l’apprentissage pour la mobilisation communautaire) et observez ce que vous pouvez faire pour aider à résoudre des problèmes. Dans cette vidéo, Louai Misleh décrit comment l’équipe de Bait Byout s’est réunie après avoir organisé un événement majeur pour relever les défis auxquels elle était confrontée. Ces échanges peuvent rendre votre groupe beaucoup plus fort – mais vous devez leur laisser du temps.

VIDÉO: LOUAY – Arabe

Transcription:

Par exemple, le dernier problème que nous avons eu concernant le festival que nous avons organisé, nous avons rencontré quelques problèmes spécifiques. Et on avait l’habitude de nous asseoir et de faire une courte réflexion et un petit compte rendu en tant que personnes et coordinateurs travaillant sur le projet. Nous avons rapidement réfléchi en demandant: «quel problème rencontrez-vous» et chaque personne présente le problème auquel elle est confrontée, et nous discutons ensemble, passant une heure sur chaque sujet, surtout pour trouver une solution au désaccord.  

1.3 – Évaluation

Après la réalisation d’un projet, c’est aussi le temps de procéder à une évaluation, de demander plus formellement aux gens leur avis. Pour quelques idées sur la façon d’évaluer un projet hautement participatif, vous pouvez lire ce billet de blog du projet de budget participatif. Dans la budgétisation participative, les membres d’une communauté se réunissent et votent sur la manière de dépenser une partie du budget de la municipalité.

https://www.participatorybudgeting.org/evaluations-surveys-pb/

1.4 Portfolio électronique de mobilisation communautaire: réflexion après l’action

Dans votre e-Portfolio de mobilisation, répondez aux questions attribuées à la section « Réflexion après l’action » sur votre formulaire.

À quels moments de la mobilisation pensez-vous que votre groupe peut prendre une pause et réfléchir à ce que vous faites? Comment allez-vous faciliter le temps et l’espace pour cette réflexion?

Comment pourriez-vous évaluer ce que vous avez fait pour vous assurer d’atteindre vos objectifs? Que devrez-vous faire avant et pendant votre action pour pouvoir l’évaluer?

 

Connaissances pendant l’action

OBJECT QUATRE – Connaissances pendant l’action

1.1 Enregistrer ce qui se passe

Quand vous effectuez une action ou une mobilisation, il est important de créer un enregistrement de ce que vous avez fait et de ce que vous faites, ainsi que de noter vos souvenirs et vos impressions sur son déroulement. Certaines des informations que vous devez enregistrer sont pratiques: combien de personnes viennent et participent, comment entrer en contact avec les personnes après leur participation, ce que différentes personnes disent ou quels sont leurs points de vue, quel type de matériel dont elles ont besoin. Une partie des connaissances que vous devez enregistrer concerne la façon dont le projet évolue et ce que vous apprenez en le faisant. L’enregistrement de ces informations au fur et à mesure s’appelle «documentation» ou parfois «surveillance», lorsque l’objectif de la collecte de ces connaissances est de vérifier si le projet a été un succès ultérieurement. La documentation est souvent informelle – par exemple, après avoir rencontré quelqu’un, vous avez des notes sur votre téléphone ou dans un cahier de ce que vous avez dit, ou vous avez des souvenirs de l’interaction.

These images are of the minutes of a meeting held by a community group.  Minutes are notes recording what happened at a meeting that are saved and shared.  They are a great way of making sure that everyone remembers what happened and what they need to do, and that you can check to find later Minutes or shared notes from a meeting help the people who participate in the meetings to follow up the work that was done.

Ces images sont des procès-verbaux d’une réunion tenue par un groupe communautaire. Les procès-verbaux sont des notes enregistrant ce qui s’est passé lors d’une réunion, qui sont enregistrées et partagées. C’est un excellent moyen de s’assurer que tout le monde se souvient de ce qui s’est passé et de ce qu’il doit faire, et que vous pouvez vérifier si vous avez retrouvé un procès-verbal ou des notes partagées d’une réunion pour aider les personnes qui y participent à faire un suivi du travail effectué.

1.2 – Faire un compte-rendu  

Dans cette vidéo, Marie-Josée Massicotte, une professeure canadienne qui travaille pour le Forum social mondial et avec les communautés indigènes d’Amérique latine qui s’opposent à ce que les entreprises exploitent leurs ressources naturelles, décrit le concept de faire un compte rendu, qui est un moyen communément utilisé par des groupes pour demander des membres de partager de l’information.

VIDEO: MARIE-JOSEE MASSICOTTE – Français

Transcription:

«Avec les forums sociaux, dont je vous parlais auparavant, nous avons créé des délégations composées de dix à soixante-dix ou quatre-vingt personnes, composées de personnes de différents secteurs, de différents domaines, de différents âges, parfois parlant différentes langues, qui ont participé ensemble et tout cela est relié à l’idée de faire un compte-rendu; nous avons eu des formations préalables aux départs, pour que les gens puissent apprendre un peu les uns sur les autres, apprendre ce que sont les forums sociaux, à quoi ils vont ressembler, ce que nous allons faire une fois que nous y sommes arrivés, mais aussi pour encourager les gens à participer de manière active, les gens ont donc vraiment été invités à organiser eux-mêmes des ateliers, des discussions sur des sujets intéressants, qu’on voulait partager avec les autres, qu’on voulait savoir ce que font les autres, et que c’est un type de participation très important en soi, plutôt que d’être simplement un observateur, mais aussi, après, nous avons eu un processus, à la fin des forums, à la fin du débriefing collectif où tous ceux qui avaient assisté à différents ateliers, différents thèmes, ont partagés leurs expériences, cela pouvait durer parfois deux, parfois trois heures, en fonction de la taille de la délégation et c’était probablement le moment le plus puissant où tout le monde a compris l’importance de l’apprentissage, l’apprentissage mutuel, car à travers cette réflexion, ce partage, toutes sortes d’idées ont émergés auxquelles personnes n’avait pensé auparavant, etc., et à partir de ce débriefing collectif ouvert à tous les participants, d’autre part, nous avons dit qu’on pouvait réellement faire un bon compte-rendu, un bon partage des connaissances et de l’expérience, et parfois l’expérience a été plus ou moins positif, il y avait des gens qui étaient extrêmement frustrés parce que c’était parfois très chaotique, mais à travers ce chaos il y avait un côté positif, comment pouvons-nous partager, comment pouvons-nous apprendre des leçons, comment avons-nous pris des stratégies ou des mobilisations provenant de d’autres types d’organisations, qui pourraient peut-être être adaptées ou utiles dans notre contexte, ou du moins en parler, cela pourrait susciter de nouvelles interrogations et de nouvelles pistes de réflexion, etc. »

1.3 Portfolio électronique de mobilisation communautaire: la connaissance pendant l’action

Dans votre portfolio électronique de mobilisation, répondez aux questions qui sont attribués à la section « Connaissance » pendant l’action sur votre formulaire.

Quelles pratiques avez-vous utilisé qui vous aide à rassembler et à garder les connaissances que vous apprenez lorsque vous travaillez? Quelles nouvelles idées pouvez-vous imaginer pour vous aider à développer cette compétence et à préserver et partager les connaissances acquises?

Évaluer la situation

OBJET TROIS – Évaluer la situation

1.1 – Nicola Musa

Nicola Musa est un expert dans la surveillance et l’évaluation, ce qui veut dire qu’il maîtrise des techniques spécifiques que plusieurs organisations utilisent pour déterminer si leurs projets fonctionnent. Dans ce vidéo, il explique la façon dont les gouvernements et les organisations accumulent des connaissances afin de décider comment agir.

VIDÉO: NICOLA MUSA – Arabe

Transcription:

Si vous avez un pays qui a un budget de 2 millions pour une certaine région, pour Beirut par exemple, 10 millions pour un certain endroit à Beirut. Il y a des priorités, ils ont 10 millions et ils ont des projets qui demandent 50 millions, comment peuvent-ils savoir quels projets sont les plus importants et les plus bénéfiques pour les gens? Ceci est tout basé sur des données, basé sur des sondages, basé sur les preuves. S’il n’y a pas d’évidence, pas de données, ont serait perdus. Tout le monde serait perdu. Et ça restera dépendamment de l’agenda de chaque personne et celle de leur groupe et puis dépendamment de d’autres choses. Ces choses restent. Mais il devrait y avoir un accent sur des objectifs plus général. La volonté des personnes, quelles sont les priorités de développement pour les communautés locales? Et pas quelles sont les priorités de développement pour le gouvernement? Et pas les priorités de développement pour les individus…les gens doivent savoir comment déterminer leurs intérêts, déterminer leurs besoins, et basés sur ces besoins, être capable de demander et de rechercher comment ils peuvent travailler avec le gouvernement, travailler avec des gens, travailler avec des organismes de charité dans le but de combler leurs besoins.

Quand vous débutez à travailler dans une communauté, lorsque vous commencez un nouveau projet ou une nouvelle mobilisation, vous devez rassembler beaucoup de connaissances concernant les enjeux qui se présentent. Notamment, vous devez apprendre si un problème est partagé, et apprendre qui est affecté par ce problème. Les connaissances que vous accumulez durant cette phase peut être appelé « Évaluation », ou ça pourrait être appelé « Cadrage ». « Évaluation » signifie que vous êtes en train de comprendre ce qu’est la situation avant que vous commenciez votre projet. « Cadrage » signifie que vous déterminez la largeur et l’importance du problème. Ça peut aussi être appelé « rassemblement des données de base ». Données de base signifie connaître comment les choses sont au début, avant que vous avez essayé de faire un changement.

 

1.2 – Association Dalia

Les grands ONG et les donateurs privées et gouvernementaux qui financent leurs projets exigent souvent un rassemblement de type très formelle de cette information, qui doit être rapporté à la fin du projet. Mais pour les gens qui ne travaillent pas sur un projet spécifique et limité pour lequel ils doivent rendre compte à un donateur, cette sorte d’information est peut-être moins utile. En effet, si ce qui vous intéresse le plus c’est le changement social, alors vous avez possiblement besoin de types de connaissances totalement différents pendant le processus. Dans cette vidéo, Aisha Mansour, directrice de l’association Dalia en Palestine, parle de la différence entre ses antécédents en gestion de la santé et le travail de transformation sociale effectué par Dalia.

VIDEO: AISHA MANSOUR – Arabe

Transcription:

Bien sûr, dans notre travail, il est également important pour nous de mesurer notre impact. Nous voulons donc créer une communauté active qui utilise ses propres ressources, mais comment mesurons-nous ce travail? C’est quelque chose de très difficile pour nous. Nous examinons quotidiennement, mensuellement et annuellement comment, mes antécédents sont dans la gestion de la santé et la gestion en général, donc je suis habitué à mesurer et à disposer d’un système d’évaluation et d’indicateurs que je mesure de mois en mois, et bien, et à Dalia, nous faisons ces choses, nous avons un plan annuel et nous mettons en place des indicateurs nous permettant de mesurer notre travail à la fois en termes d’administration et d’impact extérieur. Mais comment mesurer l’impact extérieur? Changer un pays prend beaucoup de temps, c’est un impact à long terme grâce à de petites subventions, peut-être qu’il y a un faible impact mais très peu, mais nous restons en contact pendant longtemps. Mais comment pouvons-nous savoir quel est l’impact et quels sont les indicateurs que nous pouvons utiliser pour savoir si nous sommes sur la bonne voie?

Jusqu’à maintenant nous ne connaissons pas un moyen, nous ne connaissions pas la réponse jusqu’à présent, nous avons un comité pour mesurer l’impact mais même ça c’est quelque chose que nous expérimentons avec actuellement, il n’y a pas de réponse, nous avons demandé aux experts et personne a la solution, quel est l’impact? Avons-nous changé la manière de pensée? La société a-t-elle commencé à être active et à résoudre ses propres problèmes même sans l’association Dalia? Comment pouvons-nous mesurer cela?

 

1.3 Portefeuille électronique de mobilisation communautaire: Évaluer une situation

Dans votre e-Portfolio de mobilisation, répondez aux questions attribuées à la section Évaluation d’une situation sur votre formulaire.

Quel type de connaissances devriez-vous collecter pour commencer une mobilisation? Qui a cette connaissance? Comment utiliseriez-vous ces connaissances au fur et à mesure que votre processus de mobilisation se poursuit, ou même une fois terminé, pour comprendre vos succès?

Relationnalité et Responsabilisation

OBJET 14: RELATIONNALITÉ ET RESPONSABILISATION
Slogan: Lorsque vous rassemblez des connaissances pour la mobilisation communautaire, il est important de reconnaître l’importance des connaissances relationnelles et de la responsabilisation pour votre processus de rassemblement de connaissances.
1.1 – Tracy Coates
Quand on dit que la connaissance est relationnelle, on veut dire que la connaissance est créée et transférée à travers les relations entre les gens. Rassembler de l’information en établissant des relations signifie que vous devez investir du temps et de l’énergie pour former cette relation. Ça signifie aussi que vous êtes responsable envers les gens que vous bâtissez des relations avec, en termes de ce que vous faites avec les connaissances qu’ils partagent avec vous, et en termes de ce que vous les devez pour avoir partagé leurs connaissances.
Tracy Coates est une professeure au Canada, qui enseigne à propos des communautés indigènes et qui fait de la recherche avec des communautés indigènes. (Elle est présentée plus en détail dans l’objet appelé « C’est quoi la connaissance? »). Dans cette vidéo, elle raconte une histoire d’une fois où elle a amené ses étudiants et partenaires à une communauté distante, et elle explique qu’ils étaient responsables envers cette communauté.

Transcription de la Video

1.2 Portfolio électronique de mobilisation communautaire: relationnalité et responsabilisation

Dans votre portfolio électronique de mobilisation, répondez, sur votre formulaire, aux questions qui sont attribués à la section « Relationnalité ».

Réfléchit aux communautés dont vous faites parties et aux communautés que vous travaillez avec. De quelle manière est-ce que vous démontrerez que vous faite preuve de responsabilité envers eux? Comment est-ce que vous établissez une relation avec eux?

Relationnalité et Responsabilisation -Transcription de la Video

VIDÉO: TRACY COATES (sous-titres nécessaires)  

Alors je veux donner un exemple de ce qui arrive quand je vais dans une communauté pour faire de la recherche, et je veux donner un exemple spécifique. Alors cette dernière année, on avait organisé des groupes de discussion qu’on planifiait faire dans une communauté, pour les permettre de passer à travers la très longue liste de priorités qu’ils nous ont fourni lors des premières années qu’on travaillait avec eux, afin de décider sur une liste de cinq ou six problèmes clés qu’ils voulaient travailler dessus en premier. Et donc dans cette communauté particulière, c’est une communauté très éloignée, tu peux seulement y accéder par avion, tu ne peux pas y accéder par la route. Et malheureusement, avec le changement climatique, cette période change dramatiquement. Alors cette année, la route commençait à dégeler… alors la route gèle, c’est un endroit qui gèle et vous pouvez la traverser pour vous rendre à la communauté. Et cette année la route avais commencé à dégeler environ six à huit semaines plus tôt que d’habitude.

1:00 Et une famille arrivait en auto pour se rendre à une des villes très loin de la communauté, et un camion d’une compagnie de développement a passé à une vitesse incroyable pendant qu’il montait, et a fini par détruire toutes les ressources qu’ils essayaient d’extraire et la famille a quitté la route et la mère est décédé. Et ceci s’est produit quelques jours avant que notre équipe soit arrivé dans la communauté. Et lorsque nous sommes arrivés dans la communauté, c’est une petite communauté d’environ trois cent personnes, et il y avait en effet deux personnes qui sont décédés, alors ça l’a affecté quasiment tout le monde. Alors ceci n’est pas, même si on avait planifié le voyage pendant des mois, même si j’avais mes étudiants avec moi et les autres professeurs avaient des étudiants avec eux, c’était, c’était un très grand processus d’apprentissage pour eux parce qu’ils nous ont vu…

2:00…met de côté nos besoins, met de côté la recherche pour laquelle on avait des subventions, qu’on avait des échéanciers et des dates limites pour se rendre à la communauté et pour les aider. Et alors, la première chose que nous avons fait c’est que nous sommes allés aux hauts responsables et nous avons demandés « que pouvons-nous faire ». Et ensuite ils nous ont dit d’aller parler à cet homme, il dirige tout le monde et leur dit de faire les choses divers, et donc nous sommes allés, et nous sommes assis dans un cercle et nous avons décrit nos compétences. Et nous avons dit, tu sais, ce sont les choses que nous pouvons faire. Et parce que des décès surviennent souvent dans ces communautés, il y souvent des suicides après à cause des difficultés et parce qu’ils ne peuvent pas faire face à ces situations et souvent ils se sentent comme il n’y a pas d’espoir et il n’y a pas de moyen de s’en sortir et ils perdent des proches tout le temps, n’est-ce pas. Alors, certains d’entre nous ont été demandés de surveiller des personnes pour risque de suicide, certains d’entre nous étaient ont été demandés de cuisiner des repas pour toute la communauté, certains d’entre nous ont été demandés de garder des enfants, certains d’entre nous ont été invités à faire toute une diversité de choses…

3:00…pour aider la communauté parce que c’est ce dont la communauté avait besoin et nous étions là. Et donc, nous avons fait ça. Et c’était, même si on avait trente groupes de discussion qu’on était supposé de faire pendant quatre jours et demi, ce n’était pas important. Tout ça a été mis de côté parce qu’on avait une relation avec cette communauté, parce qu’on était des partenaires avec cette communauté, parce que nous n’étions pas là; notre projet n’a pas été basé sur l’idée d’accomplir certains résultats ou produits pour rendre quelqu’un à l’extérieur de la communauté heureux. Notre objectif, et nous disons ceci à nos donateurs, nous disons ceci à nos administrateurs d’université, et nous disons ceci à toutes les personnes de l’extérieur, que nous sommes préoccupés par les besoins de la communauté. La communauté que nous travaillons avec a besoin de l’aide, et ça c’est la priorité et c’est toujours la priorité. C’est toujours les personnes sur place et ce ne sont pas les documents de recherche, ce ne sont pas les livres, ce ne sont pas les dates limites, ce n’est pas d’autres choses.

4:00 Alors nous avons mis de côté toute la recherche et nous avons cuisiner et nous nous sommes assis avec les enfants et nous avons chanté des chansons et nous avons assisté à l’enterrement et il y avait même certaines personnes qui ont aidés à creuser la tombe parce que c’était en train de s’effondrer vers l’intérieur. Alors nous avons creusé une tombe, nous avons fait toute sorte de choses, et le fait que la recherche devait être mis de côté n’était pas important et après, après le funéraire il y avait un autre jour, la communauté s’est mobilisée et a dit tout cela est ce dont nous avons besoins. Vous êtes véritablement des partenaires, et amplement de personnes sont venues nous voir pour essayer de nous donner leur avis sur ce qu’on avait besoin de faire pour les aider à réaliser leurs objectifs, afin que certaines choses ne se reproduisent plus. Et donc, même si les données étaient, c’était une approche différente, même si nous ne l’avons pas fait vous savez, de la manière « rigoureusement » académique, nous avons reçu de si belles contributions que nous n’aurions jamais eu si on avait tout simplement entrée dans la communauté, si on n’avait pas établi ces relations, les personnes étaient si honnêtes, si francs, si engagés…

5:00 …et contents de partager parce qu’ils savaient qu’on allait faire la bonne chose pour eux et qu’on allait les aider à faire de bonnes choses pour eux-mêmes. Et c’est comme ça que je fais de la recherche.

1.2 Portfolio électronique de mobilisation communautaire: relationnalité et responsabilisation

Dans votre portfolio électronique de mobilisation, répondez, sur votre formulaire, aux questions qui sont attribués à la section « Relationnalité ».

Réfléchit aux communautés dont vous faites parties et aux communautés que vous travaillez avec. De quelle manière est-ce que vous démontrerez que vous faite preuve de responsabilité envers eux? Comment est-ce que vous établissez une relation avec eux?

Transcription de la vidéo- Qui a la connaissance?

(vidéo un) Sekoh Skennen’kó:wa

Je suis très heureuse de vous avoir ici avec moi aujourd’hui, c’est un grand honneur de pouvoir enseigner et de pouvoir explorer des idées et des concepts avec des personnes comme vous, et je suis très excité à propos du sujet dont je vais vous parler aujourd’hui. Commençons donc.

Ma façon d’aborder l’éducation découle d’une méthodologie traditionnelle des Premières Nations, ce qui signifie que, dans l’Ouest, la façon de procéder est traditionnellement hiérarchisée…une approche descendante.

Alors vous voyez ceci dans plusieurs différents systèmes occidentaux, à peu près dans toutes les structures, qu’il s’agisse de développement à l’étranger ou de gouvernance ou toute chose de ce genre ça fonctionne à partir d’une structure descendante où il y a quelqu’un au sommet qui est élite et qui parle aux gens ici et ceci serait votre professeur dans un format d’enseignement traditionnel. Et ceux-ci serait les étudiants comme vous. Ceci n’est pas comment je procède. D’où je viens, d’un point de vue des Premières Nations, spécifiquement des Mohawk et des Cree, c’est d’où mes enseignements proviennent.

Nous faisons les choses vraiment vraiment différemment.

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Notre système de leadership, notre structure de gouvernance, tout est reconnu comme survenant du bas et allant vers le haut.

Alors vous n’avez pas ce système où vous avez quelqu’un qui parle en avant et où vous êtes pris dans votre chaise et où vous ne pouvez souvent même pas déplacer votre chaise et où vous être censé écouter et apprendre les connaissances que la personne qui est devant, la figure d’autorité, vous enseigne.

Ceci n’est pas la manière dont nous procédons, parce que vous avez beaucoup à contribuer.

Vous avez tellement de connaissances, tellement d’expérience et tellement de belles idées à contribuer à l’apprentissage, pourquoi est-ce que je voudrais me tenir ici et continuer à parler encore et encore et encore et ne pas apprendre de vous, et vous permettre d’apprendre entre vous autres?

Alors c’est l’approche que nous avons, c’est plus équilibré

C’est plus inclusif.

Ça reconnait la valeur de vos connaissances et la valeur de mes connaissances

Souvent, les gens présument que la connaissance est quelque chose qui existe à l’extérieur d’eux. Dans la tradition occidentale chrétienne, peut-être qu’on pense du fruit de l’arbre de connaissance dans le jardin d’Éden – quelque chose qu’on peut aller cueillir, manger, et ensuite connaître. Mais une méthodologie de cercle d’apprentissage présume que vous connaissez déjà beaucoup de choses. Vous êtes l’expert sur votre vie et sur vos expériences, ainsi que sur plusieurs autres choses que vous avez appris avec le temps, à partir des personnes qui vous ont formé et qui vous tienne à cœur. Tout le monde à quelque chose à partager.

L’autre élément crucial d’une méthodologie de cercle d’apprentissage est que, tout comme vous savez déjà beaucoup de choses importantes qui vous permettent de réfléchir à des questions, les autres savent aussi beaucoup de choses. Imagine un groupe de personne assis dans un cercle, regardant quelque chose au centre de la salle. Quelques-uns voient la chose du devant, d’autres de l’arrière, d’autres du côté. Peut-être que certains la regarde de plus près, alors que d’autres la regarde de plus loin. Peut-être que certains la voient dans la lumière, et d’autres voient son ombre. Chacun d’entre eux peut dire une histoire unique à propos de l’apparence de l’image. Mais ensemble, ils peuvent la décrire avec beaucoup plus de détail. Le cercle est votre communauté, et l’objet dans le milieu est un problème que vous affrontez tous. Vous, tout seul, ne pouvez pas voir tous les détails de l’objet. Vous devez parler avec d’autres personnes afin d’avancer votre analyse, et pour comprendre comment vous pourrez peut-être faire un changement.

1.2 – Le centre Al Saraya

Souvent, les personnes qui veulent travailler avec des communautés présument qu’ils sont des experts. Peut-être que cela est causé par ce qu’ils ont appris à l’université, ou parce qu’ils proviennent de l’extérieur et ont une nouvelle perspective. Mais une perspective de cercle d’apprentissage va à l’encontre de cela. Vous avez certainement une expertise dans certains domaines, à cause de vos expériences de vie et de votre formation. Mais cela ne veut pas dire que vous être un expert dans ce que les gens veulent, ce qu’ils pensent, et ce qu’ils ont appris au cours de leur vie. Le cercle d’apprentissage demande l’humilité de ceux qui viennent pour apprendre. Sans cette humilité, vous serez renfermé aux connaissances qui seront partagés avec vous – et ceci aura des conséquences indésirables sur votre travail.

Heyam Alyan est la directrice exécutive du centre Al Saraya, un centre communautaire dans la vieille ville de Jérusalem. Elle travaille avec des communautés qui se débattent sous une occupation militaire, qui demeurent dans des espaces très restreints et qui manquent des opportunités économiques et sociales. Dans cette vidéo, elle décrit comment les membres de la communauté travaillent ensemble, et comment cela leurs aident à identifier des problèmes et à trouver des solutions.

[Heyam]: D’après notre expérience, nous avons vu qu’une communauté qui a beaucoup de problèmes, beaucoup de difficultés, souvent il y a des tabous dans des sujets dont on parle.

[5:30] La meilleure chose est d’être dans un groupe au cœur de la communauté, nous parlons d’un groupe de jeunes ensembles (soit des hommes ou des femmes séparément), techniquement ces personnes sont venues en tant que groupe et ont formés un bon groupe. Ça inculque un sentiment de confiance, beaucoup de sujets peuvent être introduits que personne n’avait prévu.  

[06:00] Ou une personne peut entendre parler d’un problème dans le groupe et découvrir que le reste du groupe fait face aux mêmes problèmes et il ne le savait pas. Et il pensait que c’était le plus grand problème au monde et il n’est pas le seul. Mais en travaillant avec le groupe il verra que beaucoup de personnes ont ce même problème et il verra que beaucoup de personnes ont trouvé une solution à ce problème. Souvent, il ne devra même pas parler, mais il entend des choses qui lui touche

[6:30] pas lui toucher nécessairement mais peut-être que c’est une solution à son problème. Ou peut-être lui supporter en sachant que quelqu’un d’autre vit la même situation, la même vie, mais cette personne à la capacité de résoudre ses propres problèmes, alors la (personne originale) se sent comme il, lui-aussi, peut résoudre ses propres problèmes. Alors, ce travail entre les groupes est très formidable surtout quand

[7:00] ça fait longtemps que c’est retravaillé. Forme des groupes pour du travail cumulatif à long terme. On ne peut pas former un groupe pour deux mois et les abandonner. Le groupe doit être formé et constamment retravaillé et doit saisir de l’information, et ce groupe peut aider d’autres groupes de la même communauté, mêmes problèmes, mêmes circonstances, mêmes cultures, comme ça ils peuvent évoluer et aider les autres à évoluer à un rythme plus rapide.

[7:30] pour des changements il faut que quelqu’un de l’extérieur de la communauté arrive et travaille avec les groupes.

QUI A LA CONNAISSANCE?

1.1.- Le cercle d’apprentissage autochtone Dans cette vidéo, Tracy Coates, une professeure Canadienne, parle à propos des cercles d’apprentissage. Tracy est Mohawk, ce qui est une des communautés autochtones au Canada. Les Autochtones du Canada sont les personnes qui étaient là avant que l’arrivée des Européens, et ils conservent leur culture, leur constance, et leur connexion au pays aujourd’hui. Le cercle d’apprentissage est une forme d’apprentissage propre aux Canadiens Autochtones.    
1.3 – Portefeuille électronique de mobilisation communautaire : qui a la connaissance?

 

Dans votre portefeuille électronique de mobilisation, répondez à ces questions, qui sont attribués à la section « Qui à la connaissance » de votre formulaire:

Qui sont les détenteurs de savoir que vous connaissez dans votre communauté? Quelles sont les différentes perspectives qui devraient être représentées? Comment pouvez-vous travailler collectivement pour partager ces connaissances?